Tlass Moustafa - L'Azyme de Sion


Auteur : Tlass Moustafa
Ouvrage : L'Azyme de Sion Fatir Sayun
Année : 1990

Lien de téléchargement : Tlass_Moustafa_-_L_Azyme_de_Sion.zip

Voici la cinquième édition de L'Azyme de Sion. Qu'il me soit permis, à la faveur de cette circonstance, de répondre à la polémique suscitée par la publication de cet ouvrage. En effet, j'ai constaté par les lettres qui me sont parvenues et qui, pour la plupart, comportaient des menaces, l'insatisfaction que manifestaient certains lecteurs à l'égard de ce livre. Aussi, est-il curieux de remarquer que l'azyme, qui a provoqué un tollé dans le deuxième tiers du XIX e siècle, continue, de nos jours encore, à faire couler beaucoup d'encre. Certes, si le premier Azyme n'avait alors préoccupé qu'un petit nombre d'Etats, il inquiète aujourd'hui tous les pays membres de l'O.T.A.N. A l'époque, seuls quelques consuls, le chef de la diplomatie française et Mohammed Ali Pacha s'en étaient souciés. Aujourd'hui, il n'est de président, de chef de diplomatie, d'ambassadeurs ou de consuls qui s'en soient embarrassés. A l'époque, deux ou trois journaux évoquèrent l'affaire. Aujourd'hui, la presse internationale européenne et américaine la plus avertie en révèle la portée, reléguant au second plan les sujets d'actualité les plus brûlants. A l'époque, c'étaient la police, l'enquêteur Mohammed Ali et son fils Ibrahim, Wali de Damas, qui avaient pris l'affaire en main. Aujourd'hui, ce sont le Centre Simon Wiesenthal, le Front d'Action Sioniste, la C.I.A., le Mossad, ainsi que les médias occidentaux d'obédience sioniste qui s'en chargent. Menaçante, la presse israélienne me rappelle, ainsi qu'à la Syrie, que les avions israéliens entreront en action le jour où je deviendrais leader dans mon pays. Quant au Front d'Action Sioniste, il me menace de mort au cas où je soutiendrais à Paris ma thèse de doctorat en Sciences Politiques, niveau Polémologie. Par ailleurs, à travers leurs menaces et l'instigation de tiers contre ma personne, ils m'accusent d'antisémitisme. En réalité, j'ai fini par prendre en pitié ce Shultz qui a voulu rassurer le Centre Simon Wiesenthal en lui demandant de ne prêter aucune attention à ce qu'écrit Moustafa Tlass car ses lecteurs, sur le territoire syrien soient-ils ou en dehors de celuici, sont néants. Mais que M.. Shultz se rassure, car mes lecteurs sont, grâce à Dieu, fort nombreux. En effet, je suis l'auteur de trente sept ouvrages dont trois ont été traduits en français, russe, allemand et anglais. Mon livre sur l'invasion israélienne au Liban fut traduit en hébreu. Personnellement, en fin de carrière militaire, je resterai l'écrivain, le poète, le combattant au sein du Parti Baas Socialiste et le professeur de stratégie à l'Académie Forchilev. Shultz, lui, sera employé dans un trust international. Je voudrais, en passant, lui demander quelle serait sa conception de l'antisémitisme ? Le plus drôle est que Shultz donnerait une réponse dont il ne comprendrait pas le sens. Sait-il, par exemple, que de tout temps, les chefs sionistes étaient hostiles au sémitisme, voire les promoteurs de l'antisémitisme ? Il lui suffira de lire ce passage écrit par un théoricien du mouvement sioniste et l'un des collaborateurs à l'Encyclopédie hébraïque (3) : « Si nous ne reconnaissons pas la légitimité antisémitique, nous nierons alors la légitimité de notre entité. Au lieu de créer des groupuscules pour lutter contre les non-sémitiques qui veulent amputer nos droits, nous devons créer des groupuscules pour lutter contre nos amis qui défendent nos droits ». Cette attitude sioniste s'explique par le fait que le non-sémitisme empêche les juifs de s'intégrer dans des sociétés où ils ont vécu pendant de longs siècles et y ont acquis tous les droits de citoyenneté. L'anti-sionisme, en prônant l'égalité des droits qu'implique l'assimilation à la société humaine, s'oppose donc complètement à l'antisémitisme. Ce sont les chefs religieux et les leaders politiques juifs qui, en interprétant la parole de Dieu et en prétendant être son peuple élu, ont été les premiers à établir les bases de la discrimination raciale. Le jour où le racisme devenait le fondement de l'idéologie nazie, les chefs sionistes, au comble de leur joie, en profitèrent pour déclencher un racisme s'appuyant selon eux non pas sur de fausses allégations scientifiques ou philosophiques mais sur des principes religieux et divins. Ainsi, en défendant le sionisme, Shultz et les autres politiciens occidentaux défendent le nazisme - dont ont été victimes des milliers de leurs gens qui le combattaient car, entre les chefs sionistes et nazis, il n'y avait pas seulement une entente mais un total accord. Voici la note envoyée par l'Union Sioniste Allemande au parti nazi, le 21 Juin 1933. « Nous espérons, à travers la création de ce nouvel Etat, basé sur le principe racial, enrôler nos groupes afin de tirer profit de ses nouvelles structures... Notre reconnaissance du nationalisme juif nous permettra d'établir des relations claires et sincères avec le peuple allemand et ses principes nationaux et racistes. Tout en ne voulant pas réduire l'importance de ces principes fondamentaux, nous sommes tout aussi hostiles au mariage mixte car nous tenons à conserver la pureté de la communauté juive... Le mouvement sioniste est même disposé à coopérer avec un Etat antijuif pourvu qu'il réalise ses objectifs... Le succès du sionisme n'est entravé que par le sentiment des juifs, vivant à l'étranger et qui s'opposent aux actuelles tendances allemandes... L'appel actuel au boycottage allemand n'est certainement pas sioniste... » Nous invitons donc, M. Shultz à se référer aux lois raciales du sionisme et du nazisme afin d'en dégager la totale similarité. Bien que je ne croie pas à la discrimination raciale inventée par les exégètes de la Bible et les penseurs de l'expansion impérialiste au cours du XIXe et XXe siècles, j'aimerais signaler à M. Shultz que ceux-ci voulaient dire par sémites les peuples qui ont quitté la péninsule arabique pour s'installer dans les diverses régions du monde arabe. Ce sont ces mêmes peuples qui ont fondé les plus anciennes et les plus nobles des civilisations et qui ont établi les bases du progrès matériel et spirituel. D'ailleurs, les découvertes archéologiques le prouvent tous les jours. Parmi les peuples, une infime minorité adopte le judaïsme. La Bible, aux valeurs divines et spirituelles transformées et défigurées, relate le passé de ce peuple, le plaçant arbitrairement au centre de l'histoire du monde. En dehors de cette version biblique, aucune découverte, même au coeur de la Palestine où des fouilles ont été menées par les chercheurs juifs qui ont renversé la terre de fond en comble, détruit des villages et des villes, n'est venue confirmer les prétentions des amis de Shultz, faisant de la Palestine la Terre promise par Dieu à son peuple élu sur laquelle il a fondé son Etat et édifié sa civilisation. Aucune trace ne témoigne de l'existence de cette époque prétendue brillante, celle de David et de Salomon. Il est certain, à l'heure actuelle, que rien ne relie les juifs d'aujourd'hui à cette première minorité. Ainsi, l'antisémitisme s'applique à tous ceux qui s'opposent aux arabes, les haïssent et leur veulent du mal. Ceci est le cas de Shultz et de ses maîtres à Washington et à Tel Aviv. Mais c'est aussi le cas de tant d'autres politiciens occidentaux et de leurs propagandistes qui soutiennent "aveuglément" le sionisme. Cependant, je voudrais rassurer M. Shultz et sa clique aux Etats-Unis et en Europe Occidentale que cet ouvrage ne vise pas le judaïsme en tant que religion divine que notre propre religion nous oblige à respecter, il ne vise pas non plus les juifs en tant que peuple qui, comme tous les autres, regroupe les bons et les mauvais, mais il s'attaque à tous ceux qui ont déformé la Parole et falsifié la Bible, ainsi qu'à toutes les mauvaises pratiques qui contredisent à la fois les dix commandements et l'essence même du judaïsme et dont les instigateurs ne sont autres que les anciens et les actuels chefs de Tel Aviv. A tous ces commandements: ne tue pas, ne commet pas d'adultère, ne vole pas, ils ont omis la négation. La parole de Dieu est alors modifiée, des interprétations sont émises et des traditions sont créées de manière telle que les magnats du nazisme paraissent comme des enfants de choeur. Après tout cela, n'est-il pas réfutable que le chef de la diplomatie de l'une des deux superpuissances, qui prétend défendre les droits de l'homme - alors qu'elle les viole tous les jours dans son pays ou ailleurs dans le monde - bafoue lui-même la liberté de la parole, soutenue par sa presse qui s'élève contre un écrivain ayant puisé sa matière dans plusieurs documents officiels et juridiques, au lieu de confier cette campagne aux intellectuels sionistes des Etats-Unis. Quant au recours aux cris hystériques et aux menaces de châtiments, c'est tout à fait identique aux méthodes qu'utilisent les suspects démunis de preuves d'innocence ou d'arguments valables. D'autre part, il m'est inévitable de signaler que j'ai reçu, au faîte de la campagne sioniste, un grand nombre de lettres d'encouragements. L'une d'entre elles était rédigée par un écrivain français dont je tairai le nom afin de lui éviter des soucis. Ce dernier avait joint à sa lettre la photocopie d'un livre paru en France et qui relate l'égorgement d'un jeune garçon par des sionistes à Prague. Il m'a prié de rééditer ce livre à Damas ou à Beyrouth car il lui était impossible de le faire à Paris. Je trouvai alors convenable de le traduire en arabe et de l'inclure dans L'Azyme de Sion qui relatera désormais, l'assassinat du Père capucin Thomas et le petit martyre de Prague. En fin de compte pour vous sionistes, égorger un individu, n'est point un scrupule car vos mains baignent continuellement dans le sang. Et je ne vous apprends rien, M. Shultz, vous, l'instruit, en vous disant que celui qui tue un homme, tue une nation. S'il vous arrive de vous demander comment cela peut-il être vrai, vous verrez en face de vous des milliers de personnes crier : "Nous sommes les victimes de Hiroshima, du Vietnam, de la Corée, du Liban, de la Grenade... ". L'Histoire ne pardonne à personne. En effet, l'assassinat du Père capucin Thomas est identique à l'assassinat du jeune garçon de Prague et à tous les autres d'Europe ou d'Asie... Nous évoquerons ces crimes plus tard, dans un livre à part, où nous éveillerons la conscience de l'Amérique et de l'Europe. L'objectif de ce livre sera de prouver que le judaïsme, bien que religion divine, a des adeptes avides de sang. A mon avis, le judaïsme renie ces orgueilleux assassins et terroristes. Quant à la riposte aux menaces qui me sont adressées, elle me rappelle ce vers du poète arabe Al-Moatannahi : "Lorsque l'homme s'est habitué à affronter la mort, marcher dans la boue ne lui fera pas peur". La peur, ô lâches, est indigne de nous, car elle est, comme le dit le maître du siècle et des générations à venir, Hafez El Assad, une arme supplémentaire fournie à l'ennemi ! Non, nous ne fournirons jamais cette arme à notre ennemi ! Damas, le 8 Mai 1987. ...

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