Coquet Michel - Les chacras L'anatomie occulte de l'Homme


Auteur : Coquet Michel
Ouvrage : Les chacras L'anatomie occulte de l'Homme
Année : 2002

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Les Orientaux ont développé au cours des millénaires un esprit d’introspection et leur prérogative fut le pouvoir d’approfondir leur nature invisible et d'en percer les subtils secrets. Des siècles de régime strictement végétarien et d’ascétisme mystique leur ont donné un tempérament léthargique les prédisposant à la méditation et à la contemplation. Il n’est donc pas étonnant que notre frère oriental ait appris bien des choses que nous ignorons encore sur les fonctions de la contrepartie spirituelle de l'homme physique. L'Occidental, quant à lui, agit moins par la méditation que par l’action et la réflexion. Son mental dynamique, voire turbulent, lui permet une approche de la connaissance plus rationnelle, ce qui contribua au développement de la science moderne. L'Occidental est donc surtoutcréateur de civilisation, alors que son frère oriental fut surtout un créateur de religion. Ces deux grands continents apprirent chacun les leçons nécessaires à leur épanouissement et développèrent les qualités de leur expression raciale respective. Les qualités et les défauts qu’ils développèrent peuvent être d’une manière générale ainsi décrites : l'Oriental devint un ascète souvent extrémiste dans sa pratique religieuse et l’Occidental, s'étant épris d’une science sans conscience, devint une machine sans âme et prostitua ses découvertes à des intérêts personnels. Si religion et science vécurent heureuses et unies dans la lointaine Antiquité, il en est tout autrement de nos jours. Un réel effort est nécessaire afin que notre petite pierre vienne s’unir aux efforts des gens de bonne volonté et qu’ensemble nous construisions une magnifique pyramide offrant comme aux temps jadis son mysticisme scientifique et sa science religieuse, car jamais l'un n'a vécu sans l’autre. L’homme est matière et esprit ; cette vérité donna naissance à la science et à la religion. On conçoit donc l’absurdité de supposer un seul instant que le corps puisse survivre sans la présence permanente de l’esprit ou, en d’autres termes, que la science puisse s'élever sans conscience. Ainsi notre effort, aussi modeste soit-il, est d'unir à nouveau ce que les hommes ont voulu séparer : l’âme et son mécanisme. Nous reconnaissons cependant qu’un dessein sous-jacent avait peut-être prévu ce déroulement et que de cette façon un aspect positif ait germé et porté ses fruits. Ainsi, le rationalisme occidental a certainement contribué à éviter les excès d’un mysticisme fanatique, superstitieux, voire fantaisiste, et la contemplation orientale, même dans ses excès, a permis de démontrer de façon expérimentale la puissance de la volonté sur le corps et également de faciliter une étude approfondie de l’ontologie grâce au développement et à l’application de facultés psychiques et spirituelles comme moyens d’étude et d'introspection. Comme nous pouvons le constater, l'Orient s'attache (ou réagit) aux causes et aux forces (l'esprit), alors que l'Occident centre surtout son intérêt sur le monde phénoménal, celui des effets et des formes (les corps). Les Maîtres de Sagesse orientaux et occidentaux, sachant cela, ont donc mis au point des systèmes religieux, mystiques et initiaques conformes aux capacités de chacune de ces races afin de permettre un épanouissement intérieur de l'homme et surtout d'éviter les risques nombreux dus à certaines techniques psycho-physiques qui, si elles s'avèrent utiles pour certains, peuvent rester inefficaces, voire dangereuses, pour d'autres. Il semblait donc intéressant de synthétiser en un tout harmonieux le visible et l'invisible, afin de mettre à la portée du lecteur un condensé permettant une approche simplifiée se rapportant à cette branche de la Yoga connue en Inde sous le nom de Laya Yoga, ou Yoga des centres. Cependant, nous n'avons aucunement l'intention d'enseigner ou de conseiller une technique ou une méthode quelconque, étant donné que chacun doit être à même de découvrir sa propre école traditionnelle, celle qui répond le mieux à ses aspirations du moment. Du Laya Yoga, nous ne garderons donc que l'étude particulière sur les centres psychiques ou çakras. Bien des étudiants avancés sur le sentier mystique ont lis l’accent sur le fait que l’homme véritable n’est pas ensemble de ses corps denses ou subtils, mais qu'il est avant tout un « Soi Divin » faisant partie intégrante d'un grand Tout, je dirai même d’un Absolu. De nombreux auteurs initiés ont traité de ce Soi Divin avec éloquence et connaissance - .cependant, moins nombreux sont les chercheurs qui ont approfondi le corps éthérique, corps d'énergie unissant le corps physique au Soi divin, permettant à ce dernier d’influencer et de trans-lettre son dessein à la forme terrestre afin que l’intention divine puisse finalement s'exprimer sur la terre à travers une personnalité rendue parfaite et s’exprimant n puissance, en amour et en sagesse. Les Maîtres de la connaissance insistent particulièrement sur le fait que ce corps éthérique ou vital est le responsable de nombreuses maladies et que sa reconnaissance par la science permettrait un progrès spectaculaire dans le domaine de la médecine. L’étude du corps éthérique est restée depuis longtemps le domaine réservé de l'élite des clairvoyants initiés, je parle bien entendu des véritables Initiés dont la vision débouche sur un autre plan de conscience que celui des voyants tout juste capables de percevoir les fantasmagories de l'astral inférieur, refuge des fantaisies, des désirs inassouvis, des mirages. De ce fait, peu nombreux sont les étudiants capables de savoir que tel ou tel centre psychique de leur corps éthérique est hyperactif ou au contraire hypo actif. Nous avons donc cherché à combler cette lacune car, contrairement à la croyance, peu de gens sont de véritables clairvoyants, et pour cela nous avons pris comme point de départ la grande loi cosmique qui veut que le corps physique soit l'exacte reproduction de son archétype vital. Ce corps est, nous le verrons en détail, constitué d’un ensemble de fils d’énergie très finement entrecroisés. Lorsque plusieurs de ces filaments d’énergie se croisent au même endroit, cela crée un centre radiant de force concentrée que nous appelons un centre psychique et que les Orientaux nomment çakra (roue) ou padma (lotus) en raison du fait que, perçu par clairvoyance, un centre, s'il est inactif, ressemble à une simple roue, et s’il est actif, prend l'apparence d'une fleur de lotus épanouie et irradiante, constituée de plusieurs pétales de différentes couleurs, ces couleurs n’étant que les manifestations des taux de fréquence vibratoire de l'énergie des pétales du centre. Les occultistes et les mystiques des anciennes traditions acceptent l'idée que l’homme est né lumière et qu’au cours du temps cette lumière s’est peu à peu voilée à mesure que l'homme a développé des corps de moins en moins subtils, jusqu’à devenir l’homme terrestre que nous sommes maintenant. Cependant ce corps est entièrement construit sur le moule du corps vital, ses nerfs sont la reproduction des filaments d'énergie du corps vital. De même, chaque centre psychique s'est au cours du temps extériorisé physiquement sous la forme d’une glande endocrine (c'est-à-dire à sécrétion interne). Bien entendu, l'étude des glandes et la parfaite compréhension de leurs différentes fonctions ne permettront jamais de remplacer la connaissance acquise par la vision intérieure, mais il reste possible, en approfondissant la nature de nos pensées, en déterminant quelles sont nos qualités ou nos vices, nos tendances les plus secrètes, nos traits de caractères, nos idéaux, de définir, par la connaissance des qualités des glandes elles-mêmes, lesquelles sont à développer ou au contraire à régulariser. Bien entendu cette recherche n’est pas toujours facile car un vice ou une qualité sont souvent déterminés par l’interaction de plusieurs glandes. Il convient donc de faire soi-même l’étude nécessaire, l’auteur ne faisant ici que donner les outils. Nous allons prendre un exemple très simple. Une personne hyper-active dans la vie quotidienne, toujours énervée, ne tenant jamais en place, très émotive de surcroît, mais ayant une bonne santé et une bonne ossature ainsi qu’une grande vitalité intellectuelle, pourra présumer avec un bon pourcentage de chance qu’elle appartient à la catégorie des hyperthyro ïdiens (il existe bien d’autres signes que chacun pourra découvrir). Dans un tel cas, il faut étudier et méditer sur le centre correspondant ou plutôt sur les qualités de sa nature (et non pas sur le centre lui-même), puis essayer de conformer sa vie et ses pensées au dessein du centre, qui ici sera le centre laryngé, afin de les harmoniser avec lui. Ainsi, en changeant la nature de nos pensées, nous pouvons remédier aux problèmes psychologiques et physiques, tant il est vrai que l'énergie suit la pensée ou, comme l’affirment les mystiques, que la pensée est créatrice. Nos pensées quotidiennes, surtout lorsqu’elles s'expriment avec une grande proportion de libre arbitre ou, en d'autres termes, lorsque notre conscience objective agit par sa propre volonté, affectent, selon l’intensité de nos émotions, les centres psychiques majeurs, les inhibant ou les stimulant. Nous savons que ce sont ces centres de force qui envoient certaines énergies qualifiées dans toutes les parties du corps par l'intermédiaire des systèmes nerveux, systèmes importants puisqu'ils vont eux-mêmes agir et conditionner tout le système endocrinien. Les glandes endocrines si elles sont inactives causeront des tares génétiques importantes, actives elles produiront des facultés extraordinaires ; par exemple un crétin auquel on administre de la thyroxine pourra redevenir normal. Les glandes agissant les unes sur les autres déterminent donc chez l’individu son tempérament, son caractère et sa personnalité, ainsi que ses facultés tant physiques que spirituelles, le courant sanguin étant porteur, via les hormones, de forces et d’énergies à prédominance constructive, ou au contraire destructive. Bien entendu, il ne s’agit pas de croire qu'il existe de bonnes et de mauvaises glandes, car toutes sont d'égale importance, mais les bons effets résulteront de glandes parfaitement actives et les mauvais de glandes inactives. Notre étude portera donc tout spécialement sur le triple instrument de l’âme, à savoir : Les sept centres majeurs de force, système qui, vu sous l’angle circulatoire, est gouverné par la lune. Les trois systèmes nerveux, le cérébro-spinal, le sympathique et le périphérique que l'on dit régis par Vénus. Le système endocrinien qui est l’extériorisation la plus dense des deux systèmes précédents et qui est gouverné par Saturne. En ce qui concerne le nombre des centres importants, j'ai confronté des thèses quelque peu différentes. Les Orientaux et les théosophes mentionnent sept centres d’importance majeure : le centre coccygien, le centre sacré, le centre solaire, le centre cardiaque, le centre laryngé, le centre frontal et le centre coronal. L'école Shingon japonaise omet le centre sacré et donne le centre des épaules et les deux centres situés sur chaque genou. D’autres écoles unissent en un tout la pinéale et la pituitaire. Toutes ces théories sont bonnes mais procèdent simplement de techniques différentes. Il semble en définitive qu’il y ait douze centres psychiques : les sept majeurs cités ci-dessus, plus le centre éthérique de la rate (différent du centre sacré), une partie spirituelle à l’intérieur du cœur physique, les parathyroïdes comptant pour deux, et l’alta-major. Les autres centres mentionnés dans les écrits orientaux sont à mettre dans la catégorie des centres moyens ou mineurs. J'aimerais à nouveau préciser au lecteur non averti qu’en ce qui concerne le choix d’une méthode pour apprendre à stimuler les centres et le corps psychiques, il est impératif de prendre conscience que la vie citadine et la pollution qu'elle implique peut apporter de nombreux dangers à ceux qui, contre toute prudence, s’adonnent à des techniques spécifiques sur les centres situés le long de l’épine dorsale. On peut affirmer que, de nos jours, un disciple sur mille naît avec des conditions karmiques favorables à cette forme d’ascèse, qu’il s’agisse de son pays de naissance, de sa condition sociale ou de son véhicule physique. Il est vital de savoir qu’une très longue préparation est nécessaire avant d’être mis en présence d’un instructeur éclairé et une vie n’est pas toujours suffisante. Pour cela, il existe en Occident des écoles traditionnelles parfaitement compétentes qui évitent avec sagesse tous les excès et prennent en considération les conditions difficiles et contraignantes de notre société. Dans de telles écoles, un enseignement non sectaire et non dogmatique est proposé à l'aspirant, ainsi qu'une technique initiatique équilibrée et harmonieuse, afin que des valeurs nouvelles imprègnent toutes ses pensées et lui permettent d'exprimer, grâce à une personnalité magnétique et bien intégrée, le dessein de son âme. Cette condition est essentielle avant que ne soit entrepris un entraînement purement psychique, l'école lui enseignera les raisons profondes qui le poussent à vouloir progresser vers un objectif qui n'est pas toujours reconnu, elle posera la question du juste motif à laquelle devra répondre le néophyte selon sa propre vision, et cela avant de pouvoir parcourir le sentier difficile de la réintégration ; enfin elle insistera sur la notion fondamentale du SERVICE. Si tout cela est parfaitement compris et réalisé, les exercices spirituels de concentration et méditation donneront rapidement de fructueux résultats. L'intention de cet essai est de rendre accessible dans la mesure du possible une connaissance qui trop longtemps est restée voilée par une terminologie orientalisée qui le plus souvent n'avait d'intérêt que pour l’élite intellectuelle des familiers du sanskrit. Le lecteur doit être prévenu que l’auteur de ces lignes ne revendique que bien peu des connaissances données dans cet ouvrage. Une petite partie lui fut communiquée à partir de l’enseignement de l’école Shingon (secte ésotérique et tantrique nipponne) par l’intermédiaire d’un maître de Kyudo (tir à l’arc Zen). Maître Masahiko Tokuda ; qu’il en soit ici affectueusement remercié. D'autres connaissances viennent du Maître de Sagesse Djwal Khul mieux connu sous le pseudonyme du « Tibétain », qui aida à la compilation de la Doctrine secrète de H.P. Blavatsky et à l’oeuvre non moins exceptionnelle transcrite par A.A. Bailey. D'utiles informations m'ont également été données par l’Eglise Catholique Libérale dont l’un des évêques fondateur fut le grand clairvoyant Mgr C.W. Leadbeater à qui l’on doit un exceptionnel ouvrage sur les çakras. Enfin, les données traditionnelles hindoues concernant les çakras ont été tirées des ouvrages les plus sérieux tels que ceux d'Arthur Avalon, du Lama Anagarika Govinda, d'Aurobindo, de Tara Michaël et de Jean Herbert. De tout cela, une synthèse s’imposait afin de permettre une approche plus pratique qu’intellectuelle des centres psychiques. ...

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